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Où Suis-Je ? Où Vais-Je ?

  • CorineTitgoutte
  • J'arrive pas à choisir entre éducateur, musicien, écrivain ou dessinateur. Du coup, je vous laisse choisir ici !
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15 février 2007 4 15 /02 /février /2007 21:01
CHAPELLE SIXTINE euh... non : CHAPITRE SIXIEME


Or donc, nous arrivâmes enfin au California Palace Hôtel, lieu de résidence temporaire de notre belle Védère. Vénus, pardon. La voiture n'avait pas même eu le temps de finir de s'arrêter que le nain tout de rouge vêtu (vous vous souvenez pourquoi ? Un euro à chaque bonne réponse ; et oui, c'est parce que si son pantalon avait été blanc, on l'aurait confondu avec une borne kilométrique. Suivez un peu, quoi) nous avait déjà ouvert la portière, déroulé le tapis rouge à pois roses, tandis que de l'autre main, il retenait la foule en délire venue admirer les charmes d'Euphoria.

Nous gravissions l'escalier de marbre qui conduisait à la porte à tambours quand une frayeur me prit à la gorge en l'apercevant. Et, comme je m'y attendais, nous ne fûmes que deux dans le hall de l'hôtel. Mon doux Marquis, en effet, était resté dans ce piège diabolique tendu par de sournois et obscurs ennemis de la noblesse dépravée et fabriquée en série à la Consanguinité-sur-Mer. Mon noble compagnon était tout simplement en train de pousser la porte, comme l'aurait fait tout un chacun sur une porte normale. Et figurez-vous qu'il poussait, et poussait sans relâche, attendant de voir devant lui le vide à la place de cette porte. Mais celle-ci, décrivant un mouvement de rotation sans entrave, ne laissait place qu'à elle-même (un peu comme Drucker à la télé). Sauf le respect que je dois aux grands savants qui se sont penchés sur la question, le Marquis avait découvert le secret du mouvement perpétuel. Enfin presque. Car à un moment donné, il fallait bien que cela arrivât, la rotation révolutionnaire, sous l'effet de la colère du Marquis, prenait de la vitesse, entraînant le fait que c'était maintenant la porte qui le poussait... Vite, vite, vite... Enfin, rapidement, quoi. Puis soudain le Marquis fut éjecté, mais comme il n'y a pas de justice en ce monde, non pas à l'intérieur de l'hôtel, mais sur la limousine. Comme quoi la révolution ne sierra jamais à la noblesse.

Sonné par le choc et la partie de manège qu'il venait d'obtenir gratis, il se releva sans grâce, et, regardant pensivement le bout de ses chaussures, vomit sur le beau tapis, provoquant une tache énorme qui ne dépareillait pas du goût douteux de la carpette des grandes occasions. Puis, ragaillardi par cette extériorisation, il repartit, plus décidé que jamais à vaincre tel un Don Quichotte de bazar (non, de Cervantès) ce moulin avant (laissez, j’aime mieux comme ça) des temps modernes. Quand tout à coup, un groom lui fit signe de pénétrer le Palace (ton univers impitoya-ableuh) par derrière. Allait-il se laisser faire sans rien dire, ce Palace qui ne nous connaissait ni d'Eve, ni d'Adam ? Oui, car il disposait d'une entrée de service par laquelle notre ami s'introduisit dans l'hôtel et nous rejoignit.
Euphoria, pendant ce temps, avait récupéré sa clef (et sa dignité, enfin la plus grande partie), et nous nous dirigeâmes en direction de l'ascenseur (ou proviseuse, j'sais plus) qui devait nous élever l'esprit, mais aussi le corps, au cinquante-troisième niveau. Je fis tout de suite le rapprochement entre cet ascenseur et la douce Euphoria, qui elle, nous conduirait, non au cinquante-troisième niveau, mais au septième ciel. Grâce au décompteur sur la paroi de la cabine, le Marquis avait enfin pu apprendre à compter, mais jusqu'à cinquante-trois seulement. Enfin, il y a un début à tout.

Je posai un pied timide, simplet, grincheux, atchoum, prof, joyeux, peureux à l'extérieur de la cabine, lorsque la roue d'un petit véhicule motorisé, style voiture qu'on utilise pour se déplacer sur un green, passa à ça (si, si, à ça, je vous jure) de mon appendice odorifère. Pris de panique (maladie très, très grave du système glandulaire), je me jetai dans les bras du Marquis avec un cri d’orvet. Enfin calmé, je risquai un oeil perçant et une oreille percée dans le couloir. Rien de dangereux à signaler à l'horizon. Il ne s'y trouvait qu'un aimable scout forçant une vieille à traverser le couloir, et plus loin un flic réglant la circulation en prévision du passage d'un convoi exceptionnel. Un petit roquet comme ceux que vous pouvez voir chez le coiffeur sur les genoux de mémères ripolinées et décorées comme une ville de province à l'approche de Noël vidangeait nonchalamment sa délicate vessie, habituée au luxe par gavages successifs et réguliers au Sheba-que-c'est-de-l'arnaque-au-prix-que-ça-coûte (si vous voulez un bon plan pour vous débarrasser de votre belle-mère asthmatique, faites-lui lire tout haut cette phrase trois fois de suite).

Euphoria héla (elle l'a) un "taxi" : "Hep ! Taxi !", et celui-ci nous conduisit au numéro 25 327, aile bleue, couloir rose, casaque orange, à cinq contre un dans la sixième. Dans le chambranle, une porte. Sur la porte, une plaque :
“ Euphoria, espionne. ”

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commentaires

leduc 15/02/2007 21:27

Tsss, relis Molière :p

cubik 15/02/2007 21:19

ca traine tout ça! du nichon! >)