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Où Suis-Je ? Où Vais-Je ?

  • CorineTitgoutte
  • J'arrive pas à choisir entre éducateur, musicien, écrivain ou dessinateur. Du coup, je vous laisse choisir ici !
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A voir aussi

Rendez donc visite à La Carne, mon alter ego énervé. Blog satirique, hygiénique et apériodique.

 

Pour les oreilles :


  • Doude Baolescu : morceaux piochés dans l'ensemble de mon parcours musical.
29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 10:20

"Papa... j'ai un papy et une mamie qui sont le papa et la maman de maman. Mais j'ai aussi une mamie qui est ta maman. Et est-ce que j'ai un papy qui est ton papa ? Il est mort mon papy qui est ton papa ?"
Nina a un visage avide de savoir. Tout est grand ouvert dans son expression, les yeux, la bouche, narines, et, si elle en avait physiquement la possibilité, les oreilles. Elle attend que tombe de l'altier visage de son érudit de père le savoir jaillissant comme naguère elle s'abreuvait avidement au sein nourricier de sa sublime génitrice.

J'hésite. La situation est compliquée. Je prends une grande inspiration et me lance.

- Tu sais, mon papa et ma maman ne sont plus amoureux et sont très fâchés ; et moi aussi, je suis très fâché contre mon papa. Donc on ne le voit plus depuis longtemps... mais tu as un papy qui est le papa de ton papa, et il n'est pas mort, en tout cas pas que je sache, mais tu ne le connais pas... Il a une nouvelle amoureuse. Et ta mamie qui est ma maman a un nouvel amoureux, mais ce n'est pas ton papy."

La mère susdite de ma fille entre alors et nous surprend dans cette conversation familiale et tragique. D'un haussement d'épaules, je lui explique :
"J'essaye de faire comprendre à Nina les joies complexes et subtiles des familles recomposées..."

Nina m'interrompt :
"Alors la nouvelle amoureuse de mon papy, c'est une mamie recomposée ?"

Fou rire.

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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 20:04

Je sais, ce genre de fadaises existe partout sur le net, ce qu'on appelle les perles enfantines. La vérité sort de la bouche des enfants, en général, c'est pas le proverbe auquel j'adhère. Sur ce blog, et sur La Carne aussi d'ailleurs, ce qui sort de la bouche des enfants est moins racontable pendant les repas de famille.
Si je sacrifie donc au cybermarronier puérilo-machin, c'est d'une part parce que les mots d'enfant que j'y cite sont authentiquement de ma propre fille, ce dont tout le monde se fout mais quand même, et d'autre part parce qu'ils sont de véritables et d'irrésistiblement drôles pieds de nez à la mort.
J'inaugure donc avec la perle dont je fus l'auditeur au repas de ce soir.


*
*    *


Ma fille, la bouche pleine et les yeux froncés, se tourne vers sa mère et lui demande : "Dis, est-ce que tu vas vivre pour l'éternité maman ?"
La bouche pleine aussi, un peu interloquée par la brutalité de la question, ma douce et tendre moitié (Lili, pour ceux qui ne le sauraient pas) lui répond que "oui, je vivrai pour l'éternité dans ton coeur, ma chérie", comme quoi elle n'est pas que spécialiste en M.A.O. (Méchanceté - Aggressivité - Opportunisme).
Apparemment satisfaite de la réponse, la nabotte reprend la mastication laborieuse de sa saucisse aux épinards.
Puis se tourne vers moi : "Et toi papa, est-ce que tu vas mourir dans longtemps ?".
"J'espère", lui dis-je avec beaucoup de conviction. Et pour ne pas être en reste de ma compagne, j'ajoute : "et moi aussi, même quand je serai mort, je continuerai à vivre dans ton coeur", ce qui témoigne, outre d'une absence totale de sens de l'à-propos, d'une tendance à la mesquinerie tout-à-fait écoeurante.
"Ah oui, dit alors ma fille, tu vas devenir très vieux avant de mourir ; et maman aussi, elle va devenir très vieille avant de mourir".
"Oui chérie, dis-je, l'espérant prophétesse, c'est exactement ça".
Et de cet air à la fois sérieux et plein d'amour de ces enfants qui offrent des cadeaux, elle conclut :
"Alors quand vous serez très vieux, je vous offrirai un caniche".

*
*    *

Ca nous apprendra à lui laisser écouter Didier Super...

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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 08:56

Avant de quitter Nogent-sur-Marne, j'aimerais boucler mes valises.
Cette ville fut en effet pour moi le théâtre d'émotions intenses et pas vraiment agréables : déception, déprime, désabusement... Je voudrais lui rendre sa part, sans doute avec un peu de rancoeur, mais surtout au travers du prisme de la culture et de la tradition.
Pour moi, ces deux termes s'opposent. La culture vient du sentiment de reconnaissance qu'on ressent à l'égard d'un lieu, d'un groupe de personnes, de nous accueillir et de nous enrichir. La tradition est un dogme fondé sur la fierté imbécile "d'en être".
Par exemple, Nogent (et les bords de Marne en général) est réputée pour ses guinguettes, le petit vin blanc, la douceur de vivre, les pique-niques dominicaux...

Il n'y a plus de guinguette à Nogent ; on n'y danse plus vraiment qu'au conservatoire de danse. Seuls les tableaux du musée sont témoins de ce passé révolu. Pourtant, cet esprit est revendiqué, mais voyez comment : lors des événements de la ville (brocante, etc.), des groupes de musette reprenant les standards de l'époque font l'animation des stands. Oui, comme l'animateur du rayon charcuterie de chez Carrefour. Vitrine. C'est un dogme dans le sens où d'une part le musette est une musique à faire danser (là, il n'y a que les animateurs en maillot rayé et canotier qui dansent) et d'autre part parce qu'il n'y a que des reprises. Leur musique n'est pas vivante, c'est un étalage de camelot qui vend sa ville.
Le petit vin blanc qu'on buvait sous les tonnelles est une piquette infâme dont la consommation est réservée à quelques privilégiés ("La Confrérie du Petit Vin Blanc", je n'invente rien...). De toute façon, le petit blanc qu'on dégustait à l'époque ne venait pas toujours de raisin nogentais (mais plus sûrement des entrepôts de Bercy) ; là, un carré de vignes donne du raisin aigre dont quelques snobinards font l'éloge. Dogme.
Les bords de Marne, si prisés pour leur beauté, synonymes de détente et de douceur de vivre, ont été équipés de la façon de celui qui se fait une idée de ce qu'est la douceur de vivre sans jamais avoir tenté de l'expérimenter. Aujourd'hui, la douceur de vivre sur les bords de Marne à Nogent, c'est un stade, un bowling-billard, une piscine olympique (à 6€ l'entrée, ça fait cher la mycose), un port de plaisance (8€ la balade en bateau), un carré de pelouse de 20m de côté (bondé de monde aux beaux jours) et des aires de jeux pour enfants. Dogme.
Le Pavillon Baltard, ancienne halle de marché parisienne rescapée du démantèlement, est désormais un bâtiment événementiel (La Nouvelle Star, entre autres) ; pour le quotidien, on se contente d'un marché couvert-gymnase d'architecture quasi-soviétique (on dirait un bâtiment scolaire des années 70). Dogme.
La population d'origine italienne n'a laissé pour seule trace de son passage qu'une épicerie fine et une plaque commémorant la naissance de François Cavanna. Dogme.
On ne vit plus, à Nogent : on visite ou on survit dans ce ghetto bourgeois dont tous les charmes ont été mis en bocaux, étiquetés (avec le prix dessus...), rangés à leur place et bourrés de conservateurs chimiques. Ici, rien de ce qui est nouveau n'est gratuit ; la culture est morte à Nogent.
J'ai souffert de ne pouvoir être reconnaissant envers Nogent et les nogentais. Je quitte cette ville sans remords et n'y reviendrai pas.

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30 mai 2008 5 30 /05 /mai /2008 17:09

Ca y est, on déménage !
On va troquer notre trois-pièces minuscule avec vue sur les bigots et squatté par des pigeons contre un quatre-pièces avec vue sur la Vallée de Chevreuse. Et c'est bon !
Il se peut que je sois moins assidu ici dans les semaines qui viennent...

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26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 22:52

Je suis un maniaque du classement.
J'ai pas dit "du rangement", ma chérie, relève-toi.

"Da Vinci Code" est un véritable cauchemar pour quelqu'un atteint comme moi d'une telle pathologie.

La poubelle était pleine, mon premier réflexe a donc été de le ranger dans mon classement "par auteur". Entre Balzac et Bukowski. Ca n'allait pas.

J'ai donc décidé de l'inclure dans mon classement "par intérêt d'intrigue", entre le Catalogue des Trois Suisses et l'annuaire de la Creuse. Mais je n'étais pas satisfait ; il manquait aux personnages du livre de Dan Brown la touche d'authenticité et la variété qu'on pouvait trouver dans ses nouveaux voisins.

J'ai eu un éclair de génie : la catégorie "Livres pour enfants" lui convenait à merveille. Du moins jusqu'à ce que ma fille unique et préférée vinsse au monde ; cela me parut alors une bien moins bonne idée.

En désespoir de cause, il a longtemps été classé entre le premier et le troisième pied de l'armoire du débarras. Ca m'énervait, je vous jure !

Il n'était pas dit que ce serait le premier livre que j'oserais jeter ! On allait voir ce qu'on allait voir !

Mais que faire d'un ouvrage aux pages trop petites pour emballer les épluchures de patates ?

J'ai essayé le book-crossing(1). Je l'ai largué dans les bois, sans remords, en échange d'un paquet emballé dans un sac plastique Fnac opaque, à demi enfoui dans l'humus frais.
Frétillant, j'ouvris l'emballage à peine arrivé chez moi. Il y avait le "Da Vinci Code" et "L'Alchimiste" dedans.

Je crois que je vais me pendre.


(1) www.bookcrossing.com

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23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 07:50

Peu de temps aujourd'hui, alors juste une note pour dire que :
- deux visites d'appart' et un rendez-vous pour déposer un dossier de candidature aujourd'hui, ça va être un marathon épuisant.
- on a bouclé hier soir une nouvelle chanson des Consultants, Precarious. Elle devrait être bientôt audible. On a également peaufiné les autres ; ce devait être la dernière session de mixage. A partir de maintenant, nous allons répéter intensivement en vue de concerts...

Voili voilou, portez-vous bien.

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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 18:28

Comme promis, je vous livre ici une petite étude de l'église Saint-Saturnin de Nogent-sur-Marne.


D'un point de vue écologique


On y trouve deux espèces principales, divisées en sous-espèces assez distinctes.

I. L'espèce Benedicti Anurae

Cette espèce bipède dérivée du Sapiens a pour caractéristiques communes une courbure prononcée du dos, une atrophie corticale et une usure précoce du genou. La Benedictus Anura amenne, cri qu'elle pousse lorsque son instinct grégaire la pousse à se réunir en troupeau. Isolées, les Anurae médisent (petit cri presque inaudible mais qui peut être perçu par l'ensemble du troupeau). 

On peut diviser les Anurae en :

- Bigottus : espèce en voie de disparition par déficit de naissances. La population actuelle de Bigotti, malgré l'allongement de son espérance de vie, tend à diminuer fortement. L'extinction est inéluctable, les Bigotti ne pouvant plus se reproduire, mais l'agonie de l'espèce promet d'être longue. Cette sous-espèce a le poil et la peau blancs, et possède une odeur reconnaissable entre toutes. L'excès de génuflexions les rend sensibles aux fractures du col du fémur.

- Sapiens Hortefus : les Sapiens Hortefus vivent en communautés familiales qui peuvent atteindre jusqu'à quinze ou vingt individus. Leur taux de reproduction est très supérieur à la moyenne de l'espèce Anura. Ils ont la peau et la fourrure noires. Du fait de leur taux de reproduction, un strict contrôle de leur population a été décidé par les autorités ; ils peuvent être chassés toute l'année, contrairement aux Bigotti, pour lesquels la chasse n'est autorisée qu'en été, par temps de canicule.

- Scoutus : c'est un Bigottus migrateur au pelage vert ou sable, réhaussé d'une touche de couleur au col. Curiosité biologique, le Scoutus est semble-t-il la larve du Miles Connardus (ce qui tendrait à prouver que le Bigottus est un Scoutus qui a raté son évolution vers le Miles). D'un naturel espiègle et un brin voleur, cet animal se retrouve à la sortie de l'église où il extorque de l'argent pour s'offrir le voyage aux prochaines J.M.J.

II. L'espèce Parasitus Societus

- Le Mendicitus Parasitus semble apparenté au Bigottus, avec qui il partage une odeur répulsive (moyen de défense contre les prédateurs) et une tendance aux douleurs articulaires. Cependant, l'odeur n'est pas la même et le Mendicitus souffre plutôt plus du bras que du genou. Apparenté au Scoutus par son mode de chasse (tendre la main à la sortie de la messe), le Mendicitus semble moins doué, Dieu seul sait pourquoi. Malgré les conditions écologiques, climatiques et politiques tendant à faire augmenter la population de Mendiciti, son peu d'aptitude pour se nourrir et sa fourrure peu efficace bien que développée le rendent particulièrement vulnérable à la faim et au froid. Par chance, l'extrême-onction pourra lui être délivrée dans les plus brefs délais.

- Le Felis Guttarium Catus est bien représenté dans l'écosystème Saint-Saturnien (pas moins de 12 individus). C'est sans doute l'espèce dominante, tant son mode de chasse est performant. Sa technique est impressionnante : il se met sur le dos et pousse son cri de guerre (quelque chose comme "rrrronnnn"), et immédiatement arrivent les Bigotti munies de boîtes de Sheba. Les Mendiciti devraient s'en inspirer. C'est un animal souple, habile, intelligent, bref : le sommet de l'échelle alimentaire. Son seul prédateur est le Vehiculum Urbanis (et notamment le terrible Rangeroverus Rex, dont on estime que l'augmentation de la population sera exponentielle au moins jusqu'à épuisement des gisements pétroliers).


D'un point de vue sociologique

Habiter en face d'une église nogentaise permet de vérifier deux faits statistiques :

- D'une part, le vieillissement de la population française ; avec un ratio de 10 enterrements pour 1 mariage, la tendance est confirmée.

- D'autre part, l'allongement de la durée de la vie ; avec une moyenne d'âge de fréquentation de 75 ans, multipliée par l'âge du capitaine, calculez combien de temps un smicard devra bosser pour payer la retraite des grenouilles de bénitier nogentaises.

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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 09:28

Il était là, depuis plusieurs heures déjà, et nous n'avions rien vu.

Oh, bien sûr, nous avions entendu son tapage, mais il y en a tellement, par chez nous ! Voyez, nous logeons dans un modeste trois-pièces de banlieue ; ancien, moulures en plâtre, parquet plein d'échardes malintentionnées. Surtout, cet appartement possède deux cheminées décoratives bien que fonctionnelles, l'une dans notre chambre, l'autre dans le salon.


De ces conduits s'échappent bien souvent les roucoulades intempestives des pigeons posés sur le faîte de l'immeuble. L'âtre de chaque cheminée est bouché par un volet métallique, ce qui diminue le volume sonore, mais le conduit a une acoustique particulière qui l'amplifie. C'est la raison pour laquelle le bruit caractéristique en provenance de la cheminée de la chambre ne nous a pas alerté tout de suite. C'est le chat qui nous mit la puce à l'oreille. Lorsqu'il pénétra dans la chambre où je bullais en caleçon, il se dirigea droit vers le foyer, se planta devant le rideau métallique et commença à feuler comme un tigre mangeur d'homme devant un touriste américain.

Un con de pigeon était tombé du toit dans le conduit de la cheminée et s'était retrouvé dans l'âtre, chez nous, passager clandestin de notre vaisseau de pierres.

Comment expulser ce colocataire indélicat ?


Dans cette situation, on peut tout imaginer, notamment le pire, et je suis très bon à ce jeu-là. Je voyais déjà l'appartement rempli de plumes bouffies de parasites, un pigeon, mort des suites de sa rencontre avec le chat, qu'il faudra évacuer, ma compagne se vidant de son sang sous l'effet des griffes du greffier qu'elle aura voulu saisir, et moi gisant sans connaissance, devenu borgne après la rencontre de mon oeil avec le bec, la patte ou l'aile du ramier pris de panique à la sortie de sa cache incongrue. On rejouait « Les Oiseaux » dans ma carrée ; je ne pensais pas qu'on pût avoir autant les foies avec un simple pigeon sans être ornithophobe.


A quoi m'a conduit la folle du logis ? J'ai saisi le chat qui faisait les cent pas devant la cheminée et l'ai foutu dehors, comme j'ai l'habitude de le faire quand je veux rester seul avec ma concubine favorite pour lui raconter la dernière histoire de Toto. J'ai foutu ladite dehors aussi. J'ai ouvert la fenêtre. Me suis mis à quatre pattes, plaqué sur le côté de la cheminée, muni d'un cintre dont le crochet me servit à soulever le volet. J'attendis la furieuse envolée du pigeon qui ne vint jamais.

Je risquais alors un oeil craintif dans l'âtre, prêt à bondir en arrière au moindre mouvement suspect qui allait à coup sûr m'éborgner. Rien.


J'avais les mains sur les hanches et l'oeil plein de points d'interrogation quand ma compagne entra accompagnée du chat. Celui-ci se jeta sous le lit, se mit à claquer des dents et à regarder fixement, des lueurs meutrières dans les yeux, le sommet de l'armoire. Le pigeon nous y regardait de son air con de pigeon, et nous le regardions de notre air con de contribuables abonnés à E.D.F. Il était bêtement sorti en se dandinant puis, silencieusement, s'était posé sur ce perchoir.

Le cintre me servit encore, d'arme cette fois, pour effrayer le volatile. Il n'en fut guère impressionné ; j'en étais à me demander si je n'aurais pas plus de succès en lui agitant une boîte de petits pois devant les yeux quand il s'envola mollement par la fenêtre. Je l'y suivit pour l'accompagner du regard et jouir de ma satisfaction du travail héroïque bien fait.

Là, mes yeux tombèrent sur la voisine d'en face qui affichait un sourire narquois. J'étais à la fenêtre, en caleçon, un cintre à la main, poursuivant un pigeon, et cette jolie conne s'en amusait.


Les gens n'ont plus le sens de l'épopée, aujourd'hui.

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Published by Doude Baolescu - dans En direct de mon nombril
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24 janvier 2007 3 24 /01 /janvier /2007 16:07

Bon, ben voilà, j'ai fait tout bien ce qu'on me demandait sur copainsdavant.com ; j'ai envoyé des ptits bonjours aux gens que j'ai connus...
J'entre maintenant dans la phase "Bon dieu, qu'est-ce qui va me tomber dessus ?"


"Tiens, salut, qu'est-ce que tu deviens ?
- Ben... je suis Agent du Trésor Public, mariée avec un alcoolique qui me tape dessus, et j'ai un enfant. Leucémique. Sinon, t'as pas deux ou trois euros, je suis un peu raide, là ?"


Brrr.

...

"Hey, mais je me souviens de toi, j'étais amoureux de toi en CM2, tu te rappelles ?
- Non, pas du tout. C'est comment votre nom, déjà ?"


Re-brrrr.

Allez, reprends-toi, doude, avec un peu de bol, t'auras pas de réponse.

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23 janvier 2007 2 23 /01 /janvier /2007 17:45

C'est sans intérêt, mais je viens de tomber, grâce à ma douce et tendre moitié, sur un site qui met en relation des gens qui ont fréquenté les mêmes écoles ou entreprises... je me suis inscrit pour rire, et voir si ma mémoire fonctionne encore. Elle fonctionne. Bon dieu, c'est le genre de truc à faire pousser les cheveux blancs...

Je vais creuser le bouzin, et je vous livrerai mes impressions... A première vue, ça sert surtout à s'entrebidonner en constatant combien les ptiots qu'on a dans nos souvenirs sont devenus chauves et bedonnants.

Pour les curieux : http://copainsdavant.linternaute.com/

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