Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Où Suis-Je ? Où Vais-Je ?

  • CorineTitgoutte
  • J'arrive pas à choisir entre éducateur, musicien, écrivain ou dessinateur. Du coup, je vous laisse choisir ici !
  • J'arrive pas à choisir entre éducateur, musicien, écrivain ou dessinateur. Du coup, je vous laisse choisir ici !

A voir aussi

Rendez donc visite à La Carne, mon alter ego énervé. Blog satirique, hygiénique et apériodique.

 

Pour les oreilles :


  • Doude Baolescu : morceaux piochés dans l'ensemble de mon parcours musical.
22 janvier 2007 1 22 /01 /janvier /2007 21:45

Passe une saison de plus
Où s’enlise le temps
Une saison à t’attendre
Toi qui ne viendras pas
Toi qui n’es jamais venue
Mais qui marche dans mes pas

Le visage d’une femme
Passager clandestin
Hante la voile de mon âme
De Hollandais Volant
Qui flotte doucement
Et se refuse aux embruns

Galérien éternel
De voyages fantomatiques
Je rame, je rame, ma belle
Et je n’avance point
D’escales hypnotiques
En cales sèches sans fin

Je suis un mort-vivant
Au cœur qui ne bat plus
Et qui bat trop pourtant
Pour un visage charmant
Fantasme incongru
Interdit et troublant

Et moi, vaisseau fantôme
Ne pourrai quitter mon port
Mais je regarde l’horizon
A l’ancre comme un poids mort
Scarifié, offert à tes arômes
Que les vents mènent sur mon pont

L’attente n’en finit pas
Que cessent ces pensées trop tendres
Et la fin du monde qui ne vient pas
Que je n’ose pas attendre
Et que j’attends pourtant
Comme une délivrance

Leduc - 2001
Repost 0
11 janvier 2007 4 11 /01 /janvier /2007 22:18

T’avais tout préparé

Ta carte de Paname
Ton beau costum’ rayé
Ton couteau multi-lames
Un’ boussole aimantée
Mais pas ton lance-flammes
T’as pourtant hésité
Avant de le laisser
Au foyer monogame


T’as l’sentiment malsain
D’en avoir oublié
Ta femme, tes gosses, ton chien
Où sont-ils donc passés ?
Ils attendent incertains
Sur les sièges passager
De la R21
Qu’t’avais sortie c’matin
Pour la faire briller


La province débarque à Paris
Briquez la Tour Eiffel et le Trocadéro
Sortez les cartes postales, les appareils photo
Les gadgets à cent balles aux sorties des métros
La province débarque à Paris
Ouvrez-lui, ouvrez-lui la Porte d'Italie


Tu t’es dit c’est sympa
De marcher le long des quais
C’est sur y a pas un rat
Sauf du sable en juillet.
Direction Clignancourt
Pour faire un tour aux puces
Ram’ner des 33 Tours

Qu't'écouteras ptêtre un jour

Pour faire plaisir aux gosses.

La province s'amuse à Paris
Eclairez Pigalle, ouvrez en grand le Lido
Balisez les Champs, fléchez les maréchaux
Réchauffez les Kébabs au sortir d'la loco
La province s'amuse à Paris
Laissez la faire la queue aux bornes de taxis.


T’as chopé mal au crâne
D’avoir ingurgité
Quelques bons kilogrammes
D’atmosphère polluée
Pis t’en a plein les cannes
Avec c’que t’as ach’té
T’es chargé comme un âne
De camelote infâme
Que tu t’es fait r’fourguer


Mais tu gardes pour la frime
Ton pass navigo
Ton t-shirt d’la Sorbonne
Et ton plan de métro.
Tu pourras dire « j’y étais
J’ai vu le beau tramway,
Les stations délabrées,

Les bouchons sur les quais

Les voitures mal garées ».

 

La province retourne à sa vie
Rangez la Tour Eiffel, ressortez les clodos
Planquez les deux mille balles extorqués aux gogos
Pour la journée minable de ces pigeons idiots
La province s'en va de Paris
Remettez tout en ordre, on est déjà lundi

Corinne Tit'goutte - 2007

Repost 0
9 janvier 2007 2 09 /01 /janvier /2007 18:55

Six heures moins l'quart sur le périph
J'me fraye un ch'min dans la cohue
Quand tout à coup un flic me siffle
J'aurais vraiment tout vu

Ni une, ni deux v'là que j'détale
J'vais quand même pas m'laisser choper
Comme un fou j'enfonce la pédale
Histoire de le semer

J'tiens pas à lui filer ma paye
Même s'il fait le fier sur sa moto
C'est sûr'ment pas demain la veille
Qu'il rattrappera ma deux-chevaux

Y'a plein d'bagnoles qui me klaxonnent
Ils ont l'air carrément flippés
En ville c'est sûr que le slalom
C'est pas vraiment recommandé

Mais v'là que j'tombe sur un barrage
Y m'ont crevé les pneus, ces tantes
Je m'attarde pas en bavardages
Et je continue sur les jantes

J'entends derrière trois-quatre rafales
Qui sont pas faites pour me détendre
Putain, ça y est j'ai pris une balle
Je me suis fait descendre

C'est pas trop grave alors je roule
Il faut quand même que j'rentre chez moi
Dire au moins adieu à ma poule
Que je n'reverrai sûrement pas

Naze et blessé j'arrive chez moi
J'ai laissé les clés dans la caisse
Je sonne, ma femme me r'connaît pas
Et me lâche le pitbull aux fesses

Chuis pas très doué pour le nourrir
D'puis trois semaines il a rien bouffé
Y m'saute à la gorge et le pire
C'est qu'c'est moi qui lui ai montré

Je monte au ciel la s'conde qui suit
Et Saint Pierre ne veut pas d'moi
Y dit "Z'avez rien à foutre ici
Essayez donc plus bas"

Et là aussi, j'me suis fait j'ter
Paraît qu'j'suis plus con que méchant
Du coup j'me suis réincarné
En brosse à dent

Une leçon pour ceux qui m'écoutent
Voici c'que ma chanson dévoile
Quand on veut jouer les rois d'la route
Il faut avoir une bonne étoile


Corinne Tit'goutte - 1997
Repost 0
9 janvier 2007 2 09 /01 /janvier /2007 18:44
Et voilà le deuxième ! :)
Repost 0
9 janvier 2007 2 09 /01 /janvier /2007 18:42

Hop ! Après quelques longs siècles d'absence, je réadministre ce blog pour vous présenter deux ptits dessins faits dans des périodes de désoeuvrement ; ce sont des dessins d'après photo de ma ptite poupée Nina, et voici le premier.
Repost 0
4 juin 2006 7 04 /06 /juin /2006 09:24

Gwendoline

A mal à la tête

Son p’tit cœur

N’est pas à la fête

Depuis ce coup d’fil

Où Léon lui disait

Je sais, c’est pas facile

Mais voilà, je m’en vais


Gwendoline

Se sent un peu bête

Elle pensait

Avoir pris perpète

Mais voilà que Léon

Sur une idée subite

La sort de sa prison

Même pas pour bonne conduite


Alors Gwendoline

Allongée sur son lit

Commence à s’endormir

Et se sent partir



Gwendoline

Pense que nul ne la r’grette

Elle a pris

Tout un tas de plaquettes

De jolis comprimés

Des barbituriques

C’est bon pour la santé

Ca guérit les coliques


Alors Gwendoline

Allongée sur son lit

Commence à s’endormir

Et se met à vomir


Gwendoline

A la vie qui s’entête

A rester

Dans son corps qui guette

Le moment de mourir

Pour un oui, pour un non

Pour un homme, un sourire

Pour l’amour à la con


Alors Gwendoline

Allongée sur son lit

Commence à s’endormir

Commence à agonir


Gwendoline

N’a plus toute sa tête

Elle s’en va

Sans tambour ni trompette

A coups d’médicaments

Elle soigne son chagrin

Définitivement…


Alors Gwendoline

Allongée sur son lit

Finit par s’endormir

Et puis meurt

Doucement

 

Corinne Tit'goutte - 2005

Repost 0
3 juin 2006 6 03 /06 /juin /2006 18:04

C'est l'histoire de Lézy
Boxeur au demeurant
Et demeuré aussi
Il vit chez ses parents.

Lézy était un maître
Quand c'était pour cogner
Il ne cessait de mettre
Des têtes au carré.


Son père était boxeur
Sa mère l'était aussi
Seulement en amateur
Mais c'était toute leur vie.


C'est un don héréditaire
Sa famille c'est que des glands
Mais  tout le monde sait faire
Du mal aux dents.


Un beau jour sur le ring
Il tomba sur un petit
Qui se faisait appeler "King"
Et qui le mit au tapis.


L'avait trouvé son maître
Qu'était tout épanoui
D'avoir enfin pu mettre
Les poings sur Lézy.

 

 

Corinne Tit'goutte - 1998
Repost 0
3 juin 2006 6 03 /06 /juin /2006 18:02

Je danse mon dernier tango
Comptant mes pas et mes sanglots
J’n’ai plus nulle part où mettre pied
A part peut-être sur le parquet
Où les glissades se font feutrées
Où les amants sont enlacés (oléééé !)


Ce soir je veux tout oublier
Et dans ton regard me noyer
Car pour tes jolis yeux, ma belle
Demain je vais me battre en duel
Contre un matamore cruel 
Qui me dispute ta beauté (oléééé !)


Dans la clairière au p’tit matin
Sous l’œil glacé de nos témoins
Nous entam’rons notre ballet
La danse mortelle des épées
Jusqu’à ce que l’un soit trépassé
L’autre devenu assassin (oliiiin !)


Lorsque mon sang aura coulé
Lorsque mon cœur sera touché
Je sais que son dernier batt’ment
Ne souffrira que le tourment
De ne plus battre pour ton charmant
Visage d’enfant, de poupée (oléééé !)


Pour n’plus songer à l’estocade
Je me fonds dans la sérénade
Jusqu’à c’que retentisse le son
De l’ultime coup de talon 
Marquant la fin de la chanson
Et celle de ma vie maussade (olaaaade !)

Corinne Tit'goutte - 2005

 

Repost 0
3 juin 2006 6 03 /06 /juin /2006 11:54

Le niaiseux va aux putes pour se faire déniaiser
Le bourgeois lui y va comme on fait son marché
Il consomme vite fait, très pressé, son pain d’fesse
Puis il paye et s’en va sans saluer son hôtesse
Il remet son chapeau pour bien cacher ses yeux
Puis file dans un taxi soulagé mais honteux
C’est à croire que pour lui, le moment qu’il préfère
Sa jouissance, c’est quand il sort sa cart’ bancaire


Il y a cent mille façons d’aller voir les dames
En voiture, en camion, à vélo ou à ch’val
Mais tout bien réfléchi, tout bien considéré
La plus sale des manières c’est celle du sous-préfet 


Le niaiseux va aux putes pour se faire déniaiser
Le bon père, lui y va par sécurité
Quand sa robe de bure se change en chapiteau
Pour ne pas être pris dans le slip d’un marmot
Il va incognito, la capuche sur le crâne
Prier sainte Vérole en mordant sa soutane
Levant les yeux au ciel pour savoir si l’bon Dieu
En regardant la scène lui f’rait pas les gros yeux


Il y a cent mille façons d’aller voir les dames
En voiture, en camion, à vélo ou à ch’val
Mais tout bien réfléchi, tout bien considéré
La plus drôle des manières c’est celle du curé


Le niaiseux va aux putes pour se faire déniaiser
L’dépressif lui y va plutôt pour jacasser
Quand il va faire valoir son besoin de tendresse
Il n’attend qu’une oreille en guise de caresse
Il s’étale, il s’étend sur ses petites misères
Et la dame, pendant c’temps, s’ennuie comme un cim’tière
Pourtant comme elles ont toutes un souci d’honnêt’té
Elles écoutent souvent mieux qu’un psy d’la faculté 


Il y a cent mille façons d’aller voir les dames
En voiture, en camion, à vélo ou à ch’val
Mais tout bien réfléchi, tout bien considéré
La plus chiante des manières c’est celle du névrosé


Le niaiseux va aux putes pour se faire déniaiser
Ca se pratique encore dans des coins reculés
A Trifouillis-les-Oies où le fils du pécore
S’fait emm’ner par papa dès que fleurit son corps
Il est poli, timide et tout confusionné
Et passe l’entrevue à regarder ses pieds
Si la dame l’entreprend de façon trop pressée
L’temps d’ôter ses bretelles, c’est déjà terminé


Il y a cent mille façons d’aller voir les dames
En voiture, en camion, à vélo ou à ch’val
Mais tout bien réfléchi, tout bien considéré
La plus naïve des manières c’est celle du fermier


Le niaiseux va aux putes pour se faire déniaiser
Le routier lui y va comme il fait son métier
La pause syndicale sur les aires d’autoroute
Il l’emploie fréquemment pour faire gagner sa croûte
A la grosse Lulu, celle qu’a sa camionnette
Bien garée proprement près des water-closets
Elle vaut pas les posters qu’il a dans sa cabine
Mais les stoppeuses maint’nant n’entr’nt plus dans la combine


Il y a cent mille façons d’aller voir les dames
En voiture, en camion, à vélo ou à ch’val
Mais tout bien réfléchi, tout bien considéré
La plus simple manière c’est celle du routier


Le niaiseux va aux putes pour se faire déniaiser
Et pour cela il met la main au porte-monnaie
Y’a des gens pour lesquels il n’en est pas question
J’dirais même au contraire qu’ils palpent du pognon
Car tous les bénéfices qui échappent au sout’neur
Vont tout droit à la poche de la brigade des mœurs
Tout cet argent qu’ils volent à ces pauv’ filles de joie
Assure leur retraite, arrondit leurs fins d’mois


Il y a cent mille façons d’aller voir les dames
En voiture, en camion, à vélo ou à ch’val
Mais tout bien réfléchi, tout bien considéré
La plus cruelle manière c’est bien celle des poulets


Il y a cent mille façons d’aller voir les dames
En voiture, en camion, à vélo ou à ch’val
Mais tout bien réfléchi, tout bien considéré
La plus sage des manières, c’est d’y aller protégé

Corinne Tit'goutte - 2005

 

Repost 0
3 juin 2006 6 03 /06 /juin /2006 11:54

La vie c’est rien que d’la misère
Avec des poils pour faire joli
C’est une tonne de calvaires
La vie c’est rien que des soucis
La vie c’est rien que d’la misère
Avec des poils pour faire joli
C’est rien qu’un long préliminaire
A la sodomie

J’irai sans doute en enfer

En rasant les murs du cim’tière
Mais avant cette dernière galère
Allez, mon frère…

Viens boire un verre chez la Fernande
Qu’a son bistrot pas loin du centre
Lâche ton boulot, pour c’que t’y glandes
Allez, juste un… et pis on rentre

C’est pas qu’j’ai soif mais chuis en manque
Paye ta tournée, après j’la r’met
J’vais m’faire engueuler par ma banque
La suivante s’ra… à leur santé


Ca m’fait plaisir que tu sois là
Comme ça chuis pas pochtron tout seul
Pourquoi tu ris, tu me crois pas 
Arrête de te… foutre de ma gueule

Si j’t’aimais pas j’t’invit’rais pas
Et comme tu m’as un peu vexé
Paye ta tournée, qu’on oublie ça
Après on s’tire… je te l’promet


Tu sais quoi, si on a d’la chance
On crois’ra p’têtre de la morue
Faut qu’on reprenne de l’assurance
Encore un verre… ou c’est foutu

En fait les filles ne sont pas v’nues
Et on a fini raides bourrés
On a r’fait l’monde à perte de vue
C’était plutôt… une bonne soirée

Corinne Tit'goutte - 2005

 

Repost 0