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Où Suis-Je ? Où Vais-Je ?

  • CorineTitgoutte
  • J'arrive pas à choisir entre éducateur, musicien, écrivain ou dessinateur. Du coup, je vous laisse choisir ici !
  • J'arrive pas à choisir entre éducateur, musicien, écrivain ou dessinateur. Du coup, je vous laisse choisir ici !

A voir aussi

Rendez donc visite à La Carne, mon alter ego énervé. Blog satirique, hygiénique et apériodique.

 

Pour les oreilles :


  • Doude Baolescu : morceaux piochés dans l'ensemble de mon parcours musical.
3 juin 2006 6 03 /06 /juin /2006 11:53

Quand nous nous sommes rencontrés
A une conférence humanitaire
Toi tu venais pour écouter
Moi je venais te le voir faire
A la sortie je t’ai invitée
A venir pour prendre un verre
Nous avons ri dans ce café
Et tu t’es laissée faire


Tu m’as fait dire mes p’tites misères
Elles semblaient compter pour toi
Toi, tu as gardé ton mystère
Les femmes sont faites de ce bois
M’as tu vraiment trouvé si fort
Pour ne me croire aucun besoin ?
Ou bien m’as-tu pensé si faible
Pour daigner me tendre la main ? 


Je te laisse aux malheurs du monde
C’est ton métier et c’est ma croix
Je te laisse aux malheurs du monde
Puisque le mien ne t’atteint pas


Débarrassé de mes fardeaux
Pour moi la vie redevint belle
Mais là tu me tournas le dos
Pire que si tu étais infidèle
Les gens pour toi sont des problèmes
Avec des jambes, avec des bras
Et moi quand je te dis « je t’aime »
Tu m’dis « qu’est-ce que t’entends par là ? »


Je te laisse aux malheurs du monde
C’est ton métier et c’est ma croix
Je te laisse aux malheurs du monde
Puisque le mien ne t’atteint pas


Je n’mérite plus ton attention
Tes caresses deviennent machinales
Toute que tu es à ton occupation
A faire le bien là où ça fait mal
Garde donc ton putain d’boulot
De dame patronesse à principes
Si tu n’veux plus d’ma vie, ciao
Moi je la remet dans mon slip


Je te laisse aux malheurs du monde
C’est ton métier et c’est ma croix
Je te laisse aux malheurs du monde
Puisque le mien ne t’atteint pas

Corinne Tit'goutte - 2006

 

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3 juin 2006 6 03 /06 /juin /2006 11:53

La vie c’est dur et compliqué
Quand on n’est pas bien fûté (comme toi !)
La vie c’est mieux sans penser
Et sans se fatiguer


Alors j’ai décidé d’chanter
Palper du blé sans rien branler
Gagner des sommes insensées
Que vous n’aurez jamais
Y’a bien des causes que j’défendrais
D’ailleurs j’suis dans les Enfoirés
Mais je sais pas très bien c’que c’est
J’laisse mon agent vous en parler


La vie c’est dur et compliqué
Quand on n’est pas bien fûté
La vie c’est mieux sans penser
Et sans se fatiguer


Y’a pas de honte à ne rien faire
Et laisser les choses arriver
A la Star Ac’, c’est super
Je n’ai eu besoin que d’signer
Je passe mes jours d’vant la télé
A r’garder Popstar dans l’canapé
Le producteur fait un peu la gueule
Mais d’toute façon chuis pas tout seul


La vie c’est dur et compliqué
Quand on n’est pas bien fûté
La vie c’est mieux sans penser
Et sans se fatiguer


Bientôt ce s’ra mon tour de passer
Dans l’émission où j’vais chanter
L’interview me fout les pépettes
Y’a des jours où rien m’passe par la tête
C’est pas facile de répondre
A leurs questions compliquées
« Pourquoi vous êtes-vous fait tondre ? 
Combien est-ce que vous gagnez ? »


La vie c’est dur et compliqué
Quand on n’est pas bien fûté
La vie c’est mieux sans penser
Et sans se fatiguer


Et même si je suis nominé
Et que je me fais virer
J’aurais eu mon heure de gloire
En prime time un samedi soir
Et de retour dans ma vie d’con
Je susciterai l’admiration
D’un public qui me connaît bien
Puisque ce sont comme moi des crétins


La vie c’est dur et compliqué
Quand on n’est pas bien fûté
La vie c’est mieux sans penser
Et sans se fatiguer

Corinne Tit'goutte - 2005

 

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3 juin 2006 6 03 /06 /juin /2006 11:52

C'que j'voudrais dire à tous mes cons 
Qui peinent à être temporains
Je n’me fais plus guère d’illusions 
Et j’crois que je n’crois plus en rien
Y a plus à s'inquiéter d'la France
Qui s'ra bientôt un état ricain
Vous prenez ça comme une offense 
Mais ça n'a rien de très mesquin
Car qui donc voudrais d'cette France 
Qui s'prend pour le nombri(l) d'l'Europe 
Qu'a un peu l'goût d'un beurre trop rance 
Moi c'que j'en pense... 
Crève, salope !

Tous ces blaireaux d'vant leur télé
En train de subir d'aut' blaireaux 
En digérant leur Beaujolais 
Flippant pour leur autoradio
Ils surveillent de l'oeil exercé 
D'un bon français d'pendant Pétain
Le juif, l'arabe, l'étranger 
Qu'ose passer devant leur jardin
Quand j'vois ces cons pris d'hystérie 
Lorsqu'un Zidane a mis son but
Qui s'pointent au match 'vec un fusil 
Moi c'que j'en dis... 
Crève sale pute !


Et le beauf dans son Hachélème
Qui s'plaint d'l'odeur et puis du bruit 
Qu'il peut pas écouter c'qu'il aime 
Horner à fond sur sa Hi-Fi
Qu'l'odeur d'mouton lui gâche un peu 
Les douces effluves de ses godasses 
Que le couscous, ça va un peu
Mais que lui préfère l'Epoisses 
Voilà c'que c'est qu'un bon français 
Qui va tracer la voie au borgne 
Jusqu'au palais de l'Elysée
Moi c'que ça m'fait... 
Crève charogne !


Et quand ces enfoirés d’gradés
Vont exiger à Matignon
L’argent d’une guerre qu’y aura jamais
Et r’partent les fouilles pleines de pognon
J’peux pas saquer d’voir tous ces cons
Aux Champs le quatorze juillet
Mais ça fait marrer ma guenon
D’voir tous ces singes sous leur béret
Et notre joli président
Qui s’amuse bien dans la nature
Avec des champignons géants
‘Lors là, franchement…
Crève raclure !


J’ai vu l’aut’ jour l’âne corrézien
Baver sur l’anneau du pontife
Ca n’m’étonnerait pas que demain
Le pape vienne nous jouer les califes
Tous les curetons gras et obèses
Peuvent encore dormir sereins
Je crois bien qu’en 93
Y z’ont mal fignolé l’turbin
J’vois bien un jour un ministère
Ou même le Palais Bourbon
Se transformer en presbytère
Et je dirai, amer…
Crève guenon !


J’en parlais l’aut’ jour à ma mère
Qui m’a dit « laisse tomber fiston,
Tes chansons sont bien trop vulgaires
Tu f’ras jamais d’télévision
Va faire un tour dans les rues blèmes
De not’ capitale vénérée
Il n’y a guère plus qu’elle qui t’aime
Et elle te tend tous ses pavés »
J’voudrais qu’un jour et pour de bon
Se pointe en vrai la Liberté
Qu’elle botte le cul de ces barons
Qu’est-ce qu’ils diront ?…
Crève saleté !

Corinne Tit'goutte - 1999

 

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3 juin 2006 6 03 /06 /juin /2006 11:52

Il y avait, il n'y a pas si longtemps
Un grand fait d'histoire, un grave événement 
La guerre, acharnée et idéaliste
Pleine de conscrits, il était de la liste.
Il était jeune et beau, et candide aussi 
Il croyait savoir ce qu'était la vie 
Fièrement revêtu de l'habit militaire
Il se sentait maître de la Terre entière.


On lui  donna fusil et munitions
Un paquetage et il partit au front
Il pensait y trouver héroïsme et courage
Il ne trouva là-bas que la haine et le carnage.
A ce combat, il voulu donner un sens 
Pour justifier de perdre ainsi son innocence 
Il se battit avec la rage au sang
Sa première victime n’avait pas dix-sept ans


Sous les bombes qui tombaient sur ces braves militaires
En pleurant il pensait comme les autres à sa mère
Il pensait à la mort et à l’horrible trace
Qu’elle laiss’rait sur sa mère et sur celles des gars d’en face
Un cœur qui ne bat plus dans une poitrine ouverte
C’est un amour perdu, c’est la vie qui déserte
Il n’y a aucune excuse à trouver à ce gâchis
Il n’y a que ceux qui n’en meurent pas qui la justifient


La guerre est une issue qui ne mène qu’à l’impasse
Et n’a pour résultat que d’amener à c’qu’on la refasse
A suivre obstinément toujours la ligne droite
On arrive fréquemment au fond du cul d’sac... 


Plus il a d'espoir de justifier la mort 
Plus il y a d'images démontrant son tort 
On ne sort pas sans mal d'une telle situation 
Son cerveau fit les frais de sa déraison.
Qui vainqueur, qui vaincu dans l'affrontement ? 
Ce n’est pas vraiment le plus important
L'idée est aussi forte dans chaque parti 
La Mort est venue, puis elle est repartie.
 

Des cratères à perte de vue, dididail
Autant de champs qui ne donnent plus
Mmh, mmh

La faim qui ronge les survivants, dididail 
Qui voient mourir leurs enfants
Mmh, mmh

Les champs de mines oubliées, dididail 
Sur lesquelles on pose le pied
Mmh, mmh

Des maisons détruites ou pillées, dididail 
Ni toit, ni lit, ni cheminée
Mmh, mmh

Des pays entiers à reconstruire, dididail 
Dans un bien trop lointain avenir
Mmh, mmh

Pour le perdant, la honte, les pleurs, dididail 
Viendra le temps de la rancœur
Mmh, mmh

Alors tout recommencera, dididail 
Alors tout recommencera

Alors tout recommencera, dididail 
Alors tout recommencera
(ad lib) 

Corinne Tit'goutte - 2005

 

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3 juin 2006 6 03 /06 /juin /2006 11:51

Devant l'immeuble de grand-père,
Y a le Samu tout l'temps
C'est plein de vieux pensionnaires
Qui jouent à être mourants.
Dans l'escalier de grand-père,
Y traîne souvent des journals
Que même que y traînent par terre
Avec des s'ringues et des trucs sales.


Le mercredi chez grand-père
C'est encore mieux que le zoo
C'est presque le même air
Mais c'est pas les mêmes animaux.


Sur la porte de grand-père
Y a de l'ail, un judas pis Jésus
Paraît qu'c'est pour voir derrière
Pour mater les fesses à Jésus.
Dans le couloir de grand-père
Y a Marcel le vieux chien
Qui s'met les noisettes par terre
Ca rafraîchit, il aime bien.


Le mercredi chez grand-père
C'est encore mieux qu'le cinéma
Et pis c'est vachement moins cher
Pis bon, l'cinéma y bave pas...


Dans la cuisine de grand-père
Y a du carrelage et des casseroles
Un sac de vieilles pommes de terre
D'l'eau d'Javel, de la gnôle, un pot d'colle
Sur le frigo de grand-père
Y a des auto-collants
Des dames aux jambes z'en l'air
Jean Poher et pis Ran-tan-plan.


Le mercredi chez grand-père
C'est encore mieux qu'la télé
C'est comme un documentaire
Présenté par Dorothée.


Sur la télé de grand-père
Y a la photo d'un soldat
Que même qu'il a fait la guerre
Pis qu'c'est grand-père le soldat.
Sur le buffet de grand-père
Y a de la vaisselle décorée
Et pis des tas de poussière
Passque y faut pas y toucher.


Le mercredi chez grand-père
C'est encore mieux qu'la Nintendo
Pis y a un bonus derrière
A Noël y m'fait des cadeaux.


Dans la chambre de grand-père
Y a un lit et des slips genre crado
Y a une photo de grand-mère
Pis une de Brigitte Bardot.
Sur le chevet de grand-père
J'ai vu les dents à quelqu'un
Qui baignaient dans un grand verre
Cool ! Pépé est un assassin.


Le mercredi chez grand-père
C'est encore mieux qu'Eurodisney
Pis vu qu'il est garbataire
J'y colle des oreilles de Mickey.
Vous qui n'avez pas de grand-père
Vous devez vous ennuyer
Car moi son œil de verre
Ca m'a toujours fait marrer.

Leduc et Mémé - 1997

 

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3 juin 2006 6 03 /06 /juin /2006 11:50

La mémé au caniche
A des idées bien arrêtées
Elle trouve que monsieur Gollnisch
Présente bien à la télé

Dit qu’les fumeurs de haschich
Faudrait tous les enfermer
Elle parle pas à sa bonniche
Ca s’fait pas dans son quartier

Quand elle regarde les affiches
Au moment des élections
Y’a que pour Le Pen qu’elle biche
Car lui s’en fait pour sa pension

Mais la mémé au caniche
Si ça s’trouve a des enfants
A qui elle fait de la quiche
Le dimanche maternellement
Dans sa tête y’a un pois-chiche
Mais son cœur est p’têtre vivant
De toute façon elle se fiche
De c’que peuvent penser les gens

La mémé au caniche
A un bel appartement
J’suis passé par la corniche
Pour y rentrer nuitamment

Je suis venu pour l’artiche
Des bib’lots et l’argenterie
Ca me paiera mes cibiches
Et des fleurs pour ma chérie

Le clébard est dans sa niche
Il dit rien et il attend
Un bon coup d’latte dans les miches
L’a calmé pour un moment

Mais la mémé au caniche
A l’air en souci d’argent
Si ça s’trouve elle est pas riche
J’m’en rend compte en l’étranglant
Ses yeux roulent comme un derviche
Et je la tue en regrettant
Je m’en retourne à la niche
Un peu Gros-Jean comme devant...

La mémé au caniche
Avait sûrement des enfants


Corinne Tit'goutte - 2006
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3 juin 2006 6 03 /06 /juin /2006 11:49

De ton vibrant archet sur ma corde sensible   
Tu joues au violon un air un peu tzigane
La musique torturée de mes états d’âme
Une triste rengaine qui m’est si pénible

Au hasard d’une portée vierge, tu jettes
Les notes suaves d’un terrible chant d’amour
Dont tu ne vois même pas les troubles atours
Dont tu ignores même, aveugle, qu’il m’entête

Ta chanson commence, une portée lui suffit   
Mais à cette mélodie, ô combien je vois
Quelle maladie peut faire une seconde voix
Pour enfiévrer le morceau quand il s’adoucit

Mon diapason ne me donne plus le La
Une dissonance en mon cœur tue l’harmonie
Qu’à créer, œuvre majeure, je vouais ma vie
La symphonie s’achevait presque, et te voilà

Suis-je fou pour vivre ainsi que je le fais
Avec une autre, rêvant de t’accompagner
Essayant en vain qu’enfin puissent s’accorder
Tes yeux sombres, mon amour, et ma loyauté

Je ne sais plus écrire que ces pauvres notes
Sonnant faux, sonnant froid, sonnant terne et sans timbre
Sans qu’au lieu de vibrer, l’accord semble geindre
Sans que l’amoureux remplace le croque-note

Comment en finir en évitant la coda ?
Je voudrais tant, ma belle, que tu me l’expliques
A moi, ce fou, qui pourtant connaît la musique
Puisqu’une fois au moins j’y succombai déjà

Rends-moi la clé de Sol, donne-moi la clé d’Ut
Pour trouver l’oubli et pour trouver le silence
Pour trouver un soupir qui ne soit pas souffrance
Pour trouver une fin qui ne soit pas la chute 
  


Doude Baolescu - 2004
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3 juin 2006 6 03 /06 /juin /2006 11:49

Ô superbe salope
Sais-tu que tu m’rends fou
Tes regards interlopes
Me rendent pis qu’un loup
Tes trompes de Phallope
Sont l’endroit le plus doux
Où heureux comme un pope
Je creuserais mon trou

Tes gracieuses indécences
Font taire mes scrupules
Tu es l’incandescence
Viens là que je me brûle
Tu me troubles les sens
Et ma vie tu bouscules
C’est comme une renaissance
Pour mon vit minuscule

Les mouvements de ton corps
Merveille de technique
Sont ton plus beau trésor
Si bien que je panique
Car sans aucun effort
Tes membres élastiques
Font taire mes remords
Et me rendent extatique

Je transpire comme un bœuf
Cependant que j’astique
Mon pitoyable nœud
Dont tu causas la trique
Pourquoi y a-t-il si peu
D’air frais dans cette boutique
Au fauteuils moelleux
Où je dépense mon fric

Quand la sève a coulé
Sur le mouchoir jetable
Dont l’imposant paquet
Est posé sur la table
Rajustant mes effets
Je sors de cette étable
Et retrouve l’air frais
De ma vie de notable

Le chapeau rabaissé
Sur ma physionomie
C’est une sécurité
Si je croise mes amis
S’ils me reconnaissaient
Je serais en souci
J’en sais des députés
Des sénateurs aussi

Sur le pas de la porte
Me voilà bousculé
Qui donc est ce cloporte
Qui marche sur mes pieds ?
Mais c’est ce vieux Laporte
Un ami du préfet
Dont la poitrine accorte
Sera bientôt décorée

M’a-t-il reconnu ?
Il me sourit, gêné
Je lui souris, confus
Nous regardons nos pieds
Nous nous sentons perdus
D’être ainsi démasqués
Dans cette antre du cul
Où nous sommes habitués


Corinne Tit'goutte - 2006
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3 juin 2006 6 03 /06 /juin /2006 11:35

La femme est un con comme les autres
Ne vous déplaise, monsieur Séchan
Madame Thatcher plus que les autres
Ca, j’vous l’concède fraternellement


Elles peuvent être de vraies sal’tés
Y’a bien des femmes à l’UMP
Y’en a même une chef de l’armée
Elles ont aussi mangé des pommes
La parité consiste en somme
A être aussi con que les hommes

Il y a aussi des femmes flics
Qui se montrent tout aussi sadiques
Que leurs collègues de boutique
Des muscles, y’en a pas besoin
Pour te filer des coups d’bottins
Ou te mettre une matraque dans l'train

La femme est un con comme les autres
Ne vous déplaise, monsieur Séchan
Madame Thatcher plus que les autres
Ca, j’vous l’concède fraternellement


J’en ai vu qui pour faire carrière
Comme pompier ou bien militaire
Devinrent racistes ordinaires
Et j’en ai vu, c’est plus banal
Il n’y a qu’à ouvrir un journal
Militer au Front National

C’est vrai que les tyrans furieux
Qui génocident à qui mieux mieux
N’ont pas d’ovaire et c’est tant mieux
Mais pour leur faire des mouflets
Pour les nourrir, les cajoler
Y’a des Eva Braun par paquets

La femme est un con comme les autres
Ne vous déplaise, monsieur Séchan
Madame Thatcher plus que les autres
Ca, j’vous l’concède fraternellement


Et parlons un peu des mamans
Y’en a qui offrent à leurs enfants
Des gadgets vraiment hilarants
Du scotch, un placard, des calmants
Un sac poubelle pour s’cacher d’dans
Sans maître nageur, c’est plus marrant

Et les touristes en Thaïlande
Ach’tant du sexe en contrebande
N’ont pas que des zizis qui bandent
Il y a celles qui vendent leur môme
Il y a celles qui touchent la com’
Et il y a celles qui consomment

La femme est un con comme les autres
Ne vous déplaise, monsieur Séchan
Madame Thatcher plus que les autres
Ca, j’vous l’concède fraternellement


Renaud, quand vous vous changerez
En cocker ou bien en roquet
Compissez donc à votre gré
Ce réverbère quotidien
Qui oubliera tout demain
Alzheimer parfois, c’est bien

Mais j’arrête là car je devine
Que vous me croyez misogyne
Que j’abhorre la gent féminine
Je vous prie d’croire qu’il n’en est rien
J’en ai contre tout l’genre humain
Depuis qu’t’es partie un matin

Corinne Tit'goutte - 2005

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3 juin 2006 6 03 /06 /juin /2006 10:53

Les fesses de Martine
Sont grosses à éclater
Mais j’aime son sourire

Sa frimousse mutine
M’est source de gaieté
Et qu’importe les fesses puisque le reste est pire
Et qu’importe les fesses puisque le reste est pire 


Martine louche un peu
Mais j’aime ce regard
Qui converge vers moi

Et moi dedans ses yeux
Certes un peu hagards
Je vois l’âme la plus misérable qui soit
Je vois l’âme la plus misérable qui soit


Martine a une poitrine
Qui traîne jusqu’à terre
De façon peu subtile
C’est dommage pour Martine
Qui de chance n’a guère
Car c’qu’elle avait d’plus beau c’était bien ses chevilles
Car c’qu’elle avait d’plus beau c’était bien ses chevilles


Martine a d’jolies lèvres
Pulpeuses et carmin
Penchons-nous pour les voir
Elles sont sous l’bec de lièvre
D’en d’sous on les voit bien
Dommage qu’on voie ses dents qui n’ont plus couleur de l’ivoire
Dommage qu’on voie ses dents qui n’ont plus couleur de l’ivoire


Ce physique déplorable
Indicible moch’té
A le don de me plaire
Mais ce siècle minable
Des tyrans d’la beauté
Fait de moi le plus irrémédiable pervers
Fait de moi le plus irrémédiable pervers

Corinne Tit'goutte - 2005

 

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