J'AI DEJA LU CA QUELQUE PART...
Je me questionne beaucoup sur la façon de traiter les impressions de déjà-vu de Jérémy. Du coup, au risque de paraître incohérent, j'emploie un peu toutes les pistes qui se présentent à moi. Ce
n'est pas très gênant dans le sens où Jérémy lui-même est dans un moment particulièrement incohérent de sa vie...
Il y a aussi quelque chose de très ludique, comme dans un atelier d'écriture - une consigne, une contrainte : "racontez la même scène deux fois, du même point de vue, mais différemment".
Il y a des techniques :
La directe : "Jérémy est de nouveau la proie d'une impression de déjà-vu." Super. Ca peut servir, remarquez ; le côté clinique, froid et très informatique, genre AFP, porte un sens.
La confusion temporelle : je m'en suis servi pour la première impression. Utiliser les subordonnées du verbe "se souvenir" au présent de l'indicatif.
La réécriture : l'auscultation du médecin est construite sur ce modèle. Seule la phrase du médecin est la même. La première impression est très "impressionniste", justement, faisant appel aux
centres émotionnels du cerveau de Jérémy, tandis que la réécriture est très clinique, presque décevante. Mais la réalité est souvent décevante face à l'intensité d'une impression de déjà-vu.
Le symbolisme : l'araignée est directement issue de cette exploration de la réécriture d'une même scène. Le rêve de Jérémy est éminemment symbolique - voire lourdement symbolique. Il résonne avec
sa rencontre avec Rebecca qui se lance plutôt sur le côté empirique et réaliste. Mais les deux scènes sont les mêmes.
Je vous laisse la surprise des autres techniques.
Je suis fascinée par le talent avec lequel vous décortiquez votre démarche littéraire. Aussi vrai que votre superbe ligne rectrice rime avec "stylet stylé".
Je vous souhaite, Môssieur, de trouver la cabane qui, rendra hommage à votre ramage.
Cordialeument vôtre,
MelleComm'.