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Où Suis-Je ? Où Vais-Je ?

  • CorineTitgoutte
  • J'arrive pas à choisir entre éducateur, musicien, écrivain ou dessinateur. Du coup, je vous laisse choisir ici !
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26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 22:48

Le calembour est un pet de l'esprit, disait Victor Hugo, qui s'y connaissait. En esprit, je veux dire, parce qu'en pets, je n'ai jamais demandé à Juliette Drouet si ce qui tendait ses draps, les soirs où le génie venait y trouver d'illégitimes extases, s'appelait Louise ou Popaul.
Il s'y connaissait tellement en esprit, Totor, qu'il a finit par leur faire faire tourner les tables sur son île (pas celle du tricot, l'autre) en bramant "Léopoldine, Léopoldine", ce qui est la marque des vrais génies.
Donc, sur la question de l'esprit, on peut se fier au père de Quasimodo : c'est un fin connaisseur.

En ce qui concerne les pets, notre mentor à tous Carlos étant bien malheureusement décédé lui aussi (bien qu'il n'entrât pas au Panthéon, mais - soyons honnêtes - c'est juste parce qu'il aurait fallu faire plusieurs cérémonies et le budget de l'Etat étant ce qu'il est, c'était pas possible), c'est vers d'autres spécialistes qu'il faudrait se tourner, mais franchement là, j'ai la flemme.

Tout ça pour dire que Jean-Luc Fonck est un sacré aérophage.

Je me suis laissé dire (et c'est rare que je me laisse dire, c'est pas mon genre) que la logorrhée calembouresque était un genre de maladie mentale névropathique relativement grave apparentée au syndrome de Gilles de la Tourette. Pour les incultes (arrêtez tout de suite votre lecture et retournez vous pignoler sur le Journal de Mickey, nous ne sommes pas du même monde), le syndrome de la Tourette est une maladie rigolote qui pousse sa malheureuse victime à déblatérer à tort et à travers d'improbables insanités, et, tout à trac, reprendre le cours de la conversation là où elle a été interrompue.
Outre le désopilant effet qu'elle produit sur le spectateur d'un dialogue pareillement interrompu, cette maladie est extrêmement rigolote dès lors qu'on place la victime dans un contexte particulièrement propice à de savoureux développements. Une discussion avec un paranoïaque, par exemple, peut produire bien des situations cocasses.

Mais passons, le sujet d'aujourd'hui est le calembour, trivialement appelé "jeu de mot".
Le calembour est donc une maladie mentale grave, en plus d'être moralement répréhensible (ne dit-on pas "jeu de mot, jeu de vélo" ?).
Je suis sûr que vous brûlez de savoir reconnaître les signes indiscutables (de chevet) qui indiquent (Rivers) une sérieuse prédisposition (du kamasoutra) à la déclaration (de survie) de cette maladie (d'Arbanville).

C'est simple. Cherchez d'abord si le sujet a un goût prononcé pour sa langue. Sa propre langue natale, c'est important : aimer la langue de bœuf en sauce tomate ou celle de sa voisine de palier indique un tout autre genre de maladie mentale, mais n'entre en rien dans les symptômes de la logorrhée qui nous concerne. Et chez ces admirateurs d'idiome, repérez particulièrement ceux qui frémissent à la lecture d'une figure de style particulièrement audacieuse, et qui entrent en érection dès qu'ils aperçoivent le bout du nez d'un zeugma.

Ensuite, vérifiez que le sujet a de la subtilité et de l'humour à revendre. Inutile de traîner du côté de l'Elysée en ce moment, vous ne trouverez aucun cobaye digne d'intérêt pour notre étude. Venez plutôt chez moi, il me reste des cacahuètes.

Enfin, vérifiez surtout qu'il ne triche pas. Notre malade mental transpire le mot d'esprit, il jeu-de-motte sous lui, c'est un incontinent du calembour. Il existe de nombreux faux malades (des fouisseurs de trou de sécurité sociale, assurément, mézouvaton ma bonne dame ?) qui passent des heures et des heures à peaufiner leur "Comment vas-tu, l'Encorrèze ? - Et toi, Ledesneiges ?" pour le présenter, tout pantelants encore, à leur public. Il va sans dire que l'accueil est, au mieux, poli. Le vrai malade est spontané.

Le pire, c'est qu'il est souvent drôle.

 


Doude Baolescu - 2008

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Published by Doude Baolescu - dans Mèches courtes
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commentaires

Aguia 16/06/2008 01:01

Seul me viennent des valses des mots, des...Je sais plus, tôt ou tard, y faut que ça sorte...suis-je malade?...

Grand Pet 27/05/2008 11:48

Un pet forcé et non spontané peut laisser des traces que seuls le temps et une bonne lessive peuvent effacer. Le plus redouté d'entre eux est sans doute le pet qui noie.A l'inverse et quand l'humour est trop bon, ce n'est pas le marron derrière mais plus le jaune devant qui est à craindre.

cubik 27/05/2008 08:53

drole, drole... comme tu y vas... y a meme pas un jeu de mot laid, dans ton truc