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  • J'arrive pas à choisir entre éducateur, musicien, écrivain ou dessinateur. Du coup, je vous laisse choisir ici !

Samedi 3 juin 2006 6 03 /06 /Juin /2006 10:53
- Publié dans : En vers et contre tous

Les fesses de Martine
Sont grosses à éclater
Mais j’aime son sourire

Sa frimousse mutine
M’est source de gaieté
Et qu’importe les fesses puisque le reste est pire
Et qu’importe les fesses puisque le reste est pire 


Martine louche un peu
Mais j’aime ce regard
Qui converge vers moi

Et moi dedans ses yeux
Certes un peu hagards
Je vois l’âme la plus misérable qui soit
Je vois l’âme la plus misérable qui soit


Martine a une poitrine
Qui traîne jusqu’à terre
De façon peu subtile
C’est dommage pour Martine
Qui de chance n’a guère
Car c’qu’elle avait d’plus beau c’était bien ses chevilles
Car c’qu’elle avait d’plus beau c’était bien ses chevilles


Martine a d’jolies lèvres
Pulpeuses et carmin
Penchons-nous pour les voir
Elles sont sous l’bec de lièvre
D’en d’sous on les voit bien
Dommage qu’on voie ses dents qui n’ont plus couleur de l’ivoire
Dommage qu’on voie ses dents qui n’ont plus couleur de l’ivoire


Ce physique déplorable
Indicible moch’té
A le don de me plaire
Mais ce siècle minable
Des tyrans d’la beauté
Fait de moi le plus irrémédiable pervers
Fait de moi le plus irrémédiable pervers

Corinne Tit'goutte - 2005

 

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Samedi 3 juin 2006 6 03 /06 /Juin /2006 10:52
- Publié dans : En vers et contre tous

J’ai souvent fait écho
A l’appel du mégot
Etrange cigarette
Qui vous monte à la tête
Mais maint’nant c’est fini
Je n’ai plus envie
Les marchands de tabac
Devront faire sans moi


Etaient-ce des mots en l’air ?
Ou bien sont-ce mes nerfs 
Qui ont mis au pilon
Ces belles résolutions ? 
Au bout d’un jour, pas plus
A la vue de fumeurs
Je sentais que mon cœur
Faisait des sauts de puce 


Au moments inactifs
Des journées sans mobile
J’avais le corps sur pile 
Et des airs dépressifs
Je tournais en rond
Avec les mains tremblantes
Et des pensées troublantes
Au fond du carafon


Je me rappelle l’écho
De l’appel du mégot
Etrange cigarette
Qui n’en fait qu’à ma tête
Dont l’idée me sourit
Je n’ai plus d’autre envie
Les marchands de tabac
Ricanent de moi


J’ai craqué un beau soir
D’une fête arrosée
Où boire sans fumer
Menait au désespoir
Sous les yeux étonnés 
Des amis qui étaient là
J’ai allumé cent fois
Ce putain de briquet


Le lendemain j’étais
Le premier au tabac
Juste en bas d’chez moi
Et j’m’ach’tais un paquet


Envoûté par l’écho 
De l’appel du mégot
Etrange cigarette
Qui vous tient pour perpète
Je m’y suis remis 
Mais pas pour la vie, car… 


Quand s’éteindra l’écho
De l’appel du mégot
Etrange cigarette
C’est promis j’arrête
Je n’veux plus être soumis
Et me pourrir la vie
On verra qui rira
Des marchands de tabac

 

Corinne Tit'Goutte - 2005

 

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Samedi 3 juin 2006 6 03 /06 /Juin /2006 10:50
- Publié dans : En vers et contre tous

Hé viens donc, petite fleur sans histoire et sans âme
Petite poupée brisée que Dieu a oublié
Reléguée à la place que bien longtemps les femmes
N’ont jamais, jamais eue dans notre société
Des lunettes noires baissées sur des yeux anonymes
Veux-tu donc nous cacher jusqu’à ton patronyme
Ou bien ne sont-elles là que pour cacher les bleus
Et les larmes que retient ton cœur amoureux


En échange de tes vœux d’être belle et soumise
Les caresses que tu as eues n’étaient pas celles promises
Ce beau jour où tu crus les mots pieux du curé
Et le serment rendu par l’homme à tes côtés
Qui grava dans le marbre de l’autorité
Divine l’hypocrisie et ta crédulité
Une nuit d’noces de joie, de feu et d’amour fou
Quelques baisers rapides, une troussée et c’est tout


Le lend’main de la noce, guère moins émoustillée
Tu ne t’attendais pas à prendre une dérouillée
Pour avoir, encore toute à ton immense bonheur
Paressé dans les draps imprégnés de sa sueur
Suffoquée de surprise, tu ne pleuras même pas
Pas plus que ne songeas à l’abandonner là
Et ce fut le début d’une lignée d’horreurs
T’étais-tu habituée à la douleur ? 


De ce que tu reçus d’la vocation d’épouse
Nul droit n’autorises à ce que tu découses
Ce que le Dieu des hommes devant témoins cousit
Mêm’si en crin se changèrent les draps du lit
Même si la chaleur du charbon du foyer
Brûla ton cœur en se changeant en brasier
Et quand bien même t’en vint cette idée amère
D’épouse, pour te garder, il te fit mère


Pire que tout, la question cruciale et fatidique
Tournait en boucle dans ton tube catholique
« Quelle faute ai-je commise, quel pêché mortel
Me vaut tous ces tourments, ce châtiment cruel ? »
Mais qu’avais-tu pour te croire toujours coupable
Chaque fois qu’il détachait son maudit ceinturon
Et je te crois en plus encore capable
De t’en aller l’attendre à sa sortie de prison

 

Corinne Tit'goutte - 2005

 

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